Dionysos - cielensauce.com : La mécanique du coeur, nouvel album de Dionysos en novembre 2007

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Revue de presse 'scene'

Paris Match :

Texte :

« Song for Jedi » a fait enfin connaître Dionysos au grand public. Formé en 1993 et auteur de quatre albums, le groupe revendique d'être devenu un phénomène grâce à ses concerts où un public de plus en plus nombreux se bouscule aujourd'hui. L'occasion de les accompagner deux jours afin de partager l'ambiance de la tournée.

Rennes, jeudi 17 avril, 18 heures. Dans quatre heures trente, Dionysos sera sur la scène de la salle de la Cité. Le matériel n'attend plus que d'être électrifié. La salle est vide. Une sono diffuse Tom Waits. Et les loges sont désespérément minuscules. Depuis la veille, le groupe est donc reparti sur les routes, son terrain de prédilection. Mathias, Babet, Mike, Guillaume et Rico ont donné plus de 450 concerts. Devant 10 personnes en 1993. Ce soir, ils seront 1200, demain 500. Et il n'y a plus une seule place à vendre. Particularité, Dionysos ne répète jamais. Babet, violoniste et chanteuse, explique : «Nous nous connaissons tellement bien, nous avons tellement joué ensemble, qu'il suffit d'un concert pour retrouver nos marques

Pour l'heure, les Dionysos sont éparpillés dans la ville. Mathias signe son livre «38 Mini-westerns : avec des fantômes» au Virgin local. Rico et Mike sont partis explorer les magasins de disques. Babet et Guillaume font une pause à l'hôtel. La vie sur les routes est loin d'être trépidante...

19 heures. Stephan, leur régisseur, peste. Seul Guillaume est là. Le groupe est censé dîner à 19 heures dans un restaurant attenant. Doucement, la fine équipe arrive. En plus des cinq musiciens, Dionysos embarque Jipé, qui s'occupe du son, Fred et Charles, qui le gèrent sur scène, et Ludo, qui est responsable des lumières.

19 h 35. La troupe au complet se dirige vers le resto. De quoi les membres d'un groupe de rock peuvent-ils se parler à longueur de temps? De musique, et encore de musique. Alors que Mike évoque son penchant pour le nouvel opus de Smog, Mathias refait le concert de la veille.

22 heures. Après un bref retour à l'hôtel pour certains, chacun fonce à son poste. Dans la salle, la foule commence à s'impatienter. Dans la loge, le rituel d'avant-concert prend des allures solennelles. En quelques instants, l'ambiance s'électrise. Les garçons de Dionysos portent sur scène un costume noir et une cravate. Babet, elle, a choisi une robe de soirée. Rico, le batteur, tourne en rond et s'échauffe les poignets. Mathias fait des allers-retours dans le couloir. Guillaume ne dit rien. Mike est dans ses pensées.

22 h 45. Les lumières s'éteignent. La salle hurle. Dionysos envahit la scène. Guitare en bandoulière, Mathias entonne «I Love You », l'une de leurs dernières chansons. Deux heures durant, il occupe la scène, saute dans le public, s'agite, danse, chante... Une énergie communicative. La salle réagit au moindre de ses gestes. De «Petit Colorado» à «Song for Jedi », en passant par une reprise de Léo Ferré, « Thank You Satan », le public exulte. Malgré l'habitude, Dionysos conserve sur scène une fraîcheur, une fougue et une passion singulières. Deux heures plus tard, le public, hagard, et le groupe ne font plus qu'un. La communion a bien eu lieu. Tout le monde a perdu quelques litres d'eau. Ovationnés, Mathias, Babet, Guillaume, Mike et Rico sont heureux. Mais fatigués.

1 heure. Un par un, ils émergent lentement de la loge. Babet prend son courage à deux mains et va démonter son matériel, rejointe par Rico, qui s'occupe de sa batterie. Mathias analyse l'expérience sur scène: « C'est l'élément vital de ce groupe. Nous adorons nous produire en concert, être devant notre public. C'est pour cela qu'il faut tout donner. Nous devons aux gens le fait d'exister encore, d'être là aujourd'hui. Le public est de plus en plus nombreux. Et je suis fier de ne pas avoir à rougir de cela. Dionysos s'est fait par étapes. Il y a dix ans, nous chantions devant 40 personnes. Mais nous nous donnions tout autant. »

3 h 30. Les fans sont partis. Le groupe plie tranquillement ses bagages et regagne l'hôtel. A pied.

Rennes, vendredi 18 avril, 11 heures. Les visages sont pâles. Stephan s'installe au volant du minibus, direction Evreux. Alors que les Beatles occupent l'autoradio, les musiciens s'endorment. Une manière de terminer la courte nuit de la veille...

Evreux, 15 heures. Dans la loge, beaucoup plus spacieuse que la veille, un buffet attend les musiciens. Les Dionysos se jettent sur les chocolats, les chips et le saucisson. Ce sera suffisant pour le déjeuner. Pas une goutte d'alcool à l'horizon, encore moins de drogue... Étonnant pour un groupe de rock ! « C'est une règle non écrite, explique Mike. Il n'est pas question d'arriver déchirés sur scène ! Nous ne pourrions pas enchaîner deux accords.» Alors, la fête attendra la fin de la tournée. Peu à peu, le rituel dionysiaque reprend son chemin.

18 heures. La balance commence. Le groupe dans son ensemble effectue les derniers réglages d'usage. Dans quatre heures trente, Dionysos sera sur scène...

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