Il y a un an, Dionysos débarquait au Printemps en catastrophe pour suppléer à la défection d'un groupe.
Depuis, est sorti le quatrième album du groupe de Valence, « Western sous la neige avec leur tube « Song for Jedi ». Depuis, le groupe a assuré une centaine de dates...
Papotage avec Mathias, chanteur déjanté et bondissant, le skateboard sous le bras dans les rues de Paris. « Bourges, on en a un super souvenir. On est venu jouer une demi-heure, et ce n'est pas facile de communiquer quelque chose en si peu de temps. Ça s'est passé comme un coup de foudre, on était à fond dedans »
Mine de rien, ce groupe virevoltant et pétillant comme du champagne provençal (c'est eux) a déjà dix ans de métier dans les guitares. Le monde de Dionysos a un côté ado, cela voyage entre des approches ultra autobiographiques, ou de façon imaginaire. « On peut être drôle, enfantin, cruel et mélancolique. » Comme un dessin animé, mais « pour moi, insiste Mathias, le modèle, c'est Chaplin. On retient le burlesque: mais il faisait passer des émotions. » Et sur scène, le groupe se donne à fond dans la veine Didier Wampas : « Quand on se fait peur, qu'on se met en danger, ça nous excite tous. Sinon, vaut mieux rester tranquille sûr son canapé. » Et c'est pas le style de la maison !