Dionysos - cielensauce.com : La mécanique du coeur, nouvel album de Dionysos en novembre 2007

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Revue de presse 'scene'

Le Parisien :

Texte :

MUSIQUE. Le groupe français a fait sensation, hier, à Carhaix, devant une foule déchaînée. Autre temps fort de cette journée, le concert de Louis Chèdid, accompagné à la guitare par son fils M. Deux triomphes avant The Cure en fin de soirée...

C'EST DÉSORMAIS une certitude le temps de la gloire est venu pour Dionysos. Hier, lors de la deuxième journée du festival des Vieilles Charrues, à Carhaix (Finistère), le concert du groupe français a pris des allures de consécration. Depuis quelques mois, déjà, on sentait un frémissement autour de cette formation originaire de Valence et créée en 1993. Son single, « Song For Jedi », passe en boucle sur les ondes de la FM et son dernier album, « Westem sous la neige », s'apprête à devenir disque d'or. Ce qui fait mouche chez Dionysos ? Sans doute son univers, cette façon de recycler le meilleur du rock américain, d'y poser des mélodies pop à l'anglaise et de chanter des textes farfelus où il est question, en vrac, du tennisman John McEnroe, d'un jeune homme « qui ne sait pas conduire, pas même un cerf-volant», ou d'un petit garçon qui s'électrocute quand il pleut !

Un public conquis
Sur disque, Dionysos rassemble tout cela dans un bric-à-brac jubilatoire. Sur scène, cet univers prend réellement vie. Hier, en plein après-midi et sous un soleil de plomb, les festivaliers ont découvert un groupe survolté, à commencer par son chanteur-guitariste, Mathias Malzieu, incapable de tenir en place plus d'une minute. Du coup, le public ne s'est pas ménagé non plus, hystérique pendant une heure, reprenant en choeur les deux tubes du groupe, « Coccinelle » et « Song For Jedi ». Une foule énorme, dont l'enthousiasme n'a pas faibli, à la grande surprise des musiciens, absolument estomaqués par l'accueil de ces Vieilles Charrues. A tel point que l'on en venait à regretter que Dionysos ait été programmé sur la deuxième scène du festival, plus petite, alors que, désormais, le groupe mérite sans conteste les honneurs de la grande.

S'il y en a un qui a su la savourer, cette grande scène, c'est bien Louis Chedid, seul artiste de variété programmé cette année à Carhaix. Très impressionné, lui aussi, par cette marée humaine, le chanteur a fait faire au public tout ce qu'il a voulu lever les bras en l'air, frapper dans les mains, chanter quelques-uns de ses classiques comme «Arme ma soeur Anne » ou «T'as beau pas être beau »... Il lui a même offert une jolie surprise en venant avec son fils Mathieu, plus connu sous le nom de M, qui l'a accompagné à la guitare sur plusieurs titres, en fin de concert.

Après la sensation Dionysos, l'élégance des Chedid père et fils et l'excellente prestation du Breton Miossec en début de soirée, les spectateurs attendaient surtout, vers 23 heures, l'événement du festival le grand retour de The Cure, les vétérans du rock britannique, qui affi chent plus de vingt ans de carrière au compteur. Ce dimanche, enfin, pour leur dernier jour, les Vieilles Charrues accueilleront deux autres stars mythiques Iggy Pop et Marianne Faithfull.

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